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La lutte contre la dénutrition intègre la loi santé

La problématique de la dénutrition touchant au minimum plus de 800 000 personnes en France est enfin devenu une priorité de santé publique.

En effet, un amendement a été adopté en séance publique à l’Assemblée nationale lors de la lecture du projet de loi santé qui dispose que « la politique de santé contribue à la prévention, au traitement et à la lutte contre la dénutrition ». L’amendement prévoit également de porter une attention toute particulière à la situation dans les établissements d’hébergements pour les personnes âgées dépendantes où jusqu’à 38% des pensionnaires sont dénutris.

Cette inscription dans la loi vient illustrer la prise de conscience par les pouvoirs publics de l’importance de la problématique de la dénutrition. Rappelons les conséquences de celle-ci : perte d’autonomie, risque de chute donc de fractures, augmentation du nombre d’hospitalisation. La dénutrition empêche également aux patients de bien se soigner avec des retards dans la cicatrisation, et une augmentation de la susceptibilité aux infections. Pire encore, lors d’un colloque sur la dénutrition à l’hôpital organisé par l’Académie nationale de pharmacie au mois de mars il a été rappelé que 10 à 20% des cancéreux meurent des conséquences de la dénutrition et non de leur maladie.

Pour lutter contre la dénutrition la première des priorités c’est de veiller à une bonne alimentation et qu’elle soit suffisamment riche. Au cas, où une alimentation classique ne suffise pas la nutrition clinique apporte des solutions avec les compléments nutritionnels oraux.

Plusieurs études[1] aux Etats-Unis ont démontré que pour un dollar investi dans un traitement préventif de compléments nutritionnels oraux c’est jusqu’à cinquante dollars qui sont économisés par période d’hospitalisation, et que cette dernière est réduite de 2,3 jours en moyenne suite à un traitement.

Améliorer la santé des patients, favoriser leur rétablissement tout en faisant des économies pour la sécurité sociale c’est tout l’apport de la nutrition clinique. Pour cela la dénutrition doit être bien diagnostiquée, et c’est ce que l’on peut escompter avec l’adoption de cet amendement.

 

[1] T.J Philipson et al. 2013

 

Revue Nutrition Clinique

La prise en charge de la nutrition 
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Journée mondiale de la maladie cœliaque le SFNS et l’AFDIAG informent en vidéo sur cette pathologie

Qu’est ce que la maladie cœliaque par le Professeur Cellier (HEGP) sur la maladie coeliaque ?

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Les explications de Catherine Reillieux-Rast (vice-présidente de l’AFDIAG – Association Français des Intolérants au Gluten) sur le régime sans gluten du patient cœliaque.

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Magali Lafleur Secrétaire Générale du secteur diététique du SFNS présente l’engagement du syndicat en faveur de l’information sur la maladie coeliaque.

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La nutrition sportive un marché en croissance ayant besoin d'une réglementation renforcée


Interview de Magali Lafleur, 
Secrétaire générale du secteur diététique

Le marché de l’alimentation sportive se porte mieux que celui de l'alimentation en général, comment l'expliquez-vous?

Le marché des aliments pour sportifs est en évolution alors que le marché de l’alimentation générale est plutôt en stagnation. On note une augmentation de la pratique sportive et notamment des efforts d'endurance de plusieurs heures (marathons, triathlons, raids...) qui nécessitent une alimentation spécifique adaptée. Le nombre de participants au marathon de Paris a augmenté de plus de 20 % entre les éditions 2012 et 2015. L’évolution à la hausse encourage les entreprises à développer leur offre. Le cabinet Xerfi a estimé que le marché pourrait croitre de 4% en 2016, bien qu’il n’existe pas de panel, nous estimons que ces prévisions sont réalistes.

Qu’elle est la source d’innovation principale du marché ?

La praticité des produits est un axe important de développement (gels, par exemple...), mais les innovations produits concernent les entreprises à titre individuel. Les produits pour sportifs répondent avant tout aux besoins spécifiques du sportif avant, pendant et après l'effort. Ils complètent l’alimentation courante, en apportant les nutriments indispensables à la pratique sportive, sous des formes pratiques à transporter et à consommer.

La réglementation des allégations nutritionnelles et santé a-t-elle affecté le marché de la nutrition sportive ?

Les produits pour sportifs sont actuellement encadrés par la directive cadre CE 2009/39. Ils bénéficient de mentions d’étiquetage particulières permettant la bonne information du consommateur et le bon usage des produits, grâce à l’arrêté français de 1977 fixant des dispositions particulières à cette catégorie de produits. Cette réglementation spécifique est un gage de qualité et de sécurité pour le consommateur. Ce règlement, qui encadre les produits pour sportifs, mais également les autres produits de nutrition spécialisée est actuellement en évolution au niveau européen.

Redoutez-vous la suppression de cette réglementation ?

Notre syndicat souhaite qu'une réglementation spécifique soit maintenue autour des aliments pour sportifs, afin de prendre en compte les besoins nutritionnels spécifiques de cette cible,  de maintenir un niveau de qualité homogène et encadré des aliments pour sportifs (en termes de composition et de communication notamment) et également de garantir l'absence de substances dopantes dans les produits qui leur sont destinés. Nos entreprises ont participé avec le Ministère des Sports à la définition d’une norme pour labelliser les produits qui ne contiennent pas de substances dopantes. Cette norme pourrait inspirer la nouvelle réglementation européenne et garantir des produits sûrs aux sportifs au moment où la consommation progresse, notamment sur internet.   

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